Bachwochen-Sinfoniekonzert in Arnstadt: Calvinistische Ästhetik
Thüringische Landeszeitung, 15 avril 2014

« […] Keine Thüringer Bach-Wochen ohne Matthäus-Passion! In diesem Jahr kamen Gli Angeli Genève nach Arnstadt und sorgten für einen hochrangigen konzertanten Genuss. […] Jeder der 16 Solisten, in den beiden Chören vereinigt und auch mit den solistischen Aufgaben bedacht, verfügt über beste stimmliche und vor allem stilistische Voraussetzungen. Da gibt es kein Abdriften in opernhafte Äußerlichkeit, Stephan Macleod hat das Wunder vollbracht, alle Beteiligten auf seine dramatisch fundierte wie auch erzählend verhaltene Linie einzuschwören. So wurden wir Zeuge einer von calvinistischem Realitätssinn getragenen Aufführung, durch den unser tradiertes Verhältnis zu dem Werk nachhaltig verändert werden könnte. Für uns ist die Matthäus-Passion die lyrischere im Unterschied zur Johannes-Passion, hier aber wurde gerade aus dem Widerstreit der beiden Protagonisten Evangelist und Jesus ungewöhnlich herbes dramatisches Kapital geschlagen. [...] »

Konzert am Palmsonntag
Thüringische Landeszeitung, 15 avril 2014

« […] Gli Angeli Genève überbrachten mit ihrer Interpretation der Matthäuspassion eine himmlische Botschaft, die von Originalinstrumenten aus der Barockzeit beflügelt wurde. Den Genfer Engeln gelang eine grandiose, dynamische wie intime Interpretation, die die oft abrupt wechselnde Stimmungen der Passion, ob lyrische Arie oder dramatischer Chor, mitreißend frisch und lebendig zum Ausdruck brachte. […] Großartig und dynamisch das zahlreiche dramatische Ineinandergreifen von Solisten, Chor und Rezitativen, großartig und berührend auch alle Instrumentalisten und Gesangssolisten, besonders die Sopranistin Alexandra Lewandowska, die mit intimer Zärtlichkeit, und die Altistin Meg Bragle, die mit großer Bandbreite beeindruckte. Grandios der Chef selber, der in den beiden letzten Bass-Arien mit unglaublich warmer und trotzdem dynamischer Klangfarbe begeisterte. Und so konnte es nach dem Schlusschor "Wir setzen uns mit Tränen nieder" nicht ausbleiben, dass mancher merkte, dassihm angesichts solcher Schönheit Tränen in den Augen standen. »

Stephan MacLeod, la passion Bach
Le Temps , 4 avril 2014
Bach fluide et revigorant
Le Temps, 13 janvier 2012

« On sort revigoré et heureux de vivre aprè un concert donné par Stephan MacLeod et Gli Angeli Genève. Mercredi soir, au Temple de Saint Gervais (bondé!), l'ensemble genevois faisait bondir les rythmes et colorait les mots dans trois cantates de Bach, dont deux tirées de l'Oratorio de Noël. Il y avait là une ferveur et une transparence idéale pour servir cette musique.

Il y a 7 ans, en 2005, quand Stephan MacLeod a annoncé qu'il ferait une intégrale des cantates de Bach en concert, l'idée paraissait folle. Mais le baryton-basse a tenu bon. Mercredi soir, c'était la 21e étape de l'intégrale en cours. Stephan MacLeod réunit autour de lui des pointures de la musique ancienne, comme le merveilleux hautboïste Marcel Ponseele, et d'excellents chanteurs. Il dirige lui-même l'ensemble depuis son pupitre de baryton-basse.

Dès le choeur d'entrée de la cantate [...], on est frappé par la clarté des textures et la transparence des voix. Stephan MacLeod imprime un bel élan à l'ensemble sans jamais précipiter le tempo. Il recherche le naturel, développe des gradations dynamiques. [...] L'air riche en mélismes de la basse (voix à la fois veloutée et expressive de Stephan MacLeod) et le très joli terzetto avec accompagnement de violon obligé ravissent l'oreille. La soprano Aleksandra Lewandowska, au timbre lumineux, se montre particulièrement éloquente dans l'air en écho tiré de la Cantate N°4, BWV 248; le contre-ténor Pascal Bertin lui répond à l'autre bout de l'église, comme une voix immatérielle venue des cieux. »

Deutsche Barockkantaten Teil 2 [CD 2]
Rondo Magazin, 1 mars 2010

« […] Hervorragende Kräfte sind versammelt : Leila Schayegh etwa führt Höchst kompetent die Violinen an. Unter den Sängern erfreut vor allem Hana Blazikova mit ihrem silberhellen, durchschlagskräftigen und wendigen Sopran. Jan Kobow hat als Teno reine paar Paradestücke (in BWV 180 und BWV 81) zu bewältigen und präsentiert sich ebenso koloraturensicher wie deklamatorisch flink. Stephan MacLeod, gleichzeitig Dirigent und Basssolist, profiliert sich nicht minder souverän in der Bassarie “Schweig, schweig, aufgetürmtes Meer“ aus BWV 81. […] »

Jesu meine Freude [CD 2]
Diapason, 1 mars 2010

« […] Dans la BWV 81, on admire les rythmes figuratifs choisis par MacLeod, tant la berceuse accompagnant le sommeil de Jésus que la tempête qu’il calme ensuite. Pascal Bertin et Jan Kobow y sont impeccables. Même réussite dans la BWV 180, dont les couleurs instrumentales foisonnantes et le rythme de gigue du chœur d’ouverture sont magnifiquement traduits. Hana Blazikova est émouvante dans son exaltante aria. Le collage telemannesque constitue une gâterie finale des plus agréables. »

Des anges genevois chantent Bach [CD 2]
Tribune de Genève, 16 février 2010

« En quelques années, l’ensemble vocal et instrumental Gli Angeli Genève s’eset bâti une enviable réputation dans le domaine de la musique baroque allemande sous la direction de Stephan MacLeod. Dans Jesu, meine Freude (Sony), il retrouve son répertoire de prédilection au fil de cantates de Bach, Buxtehude et Telemann. Beauté du son, ferveur, authenticité : les Genevois ont tout juste. »

L’équilibre du geste choral
Le Temps, 14 janvier 2009

« Comme une cathédrale en mouvement, fluide comme l'air. Comme si chaque voûte, chaque transept, chaque pierre trouvait sa place dans cet édifice sonore, à la fois massif et aérien. Bien sûr, il y a cette pesanteur, cette intemporalité des grandes architectures, dont le choral luthérien vibre et se nourrit. Mais, avec l'ensemble Gli Angeli Genève, la musique de Bach et ses contemporains respire, elle s'ouvre, se déploie autour d'une nef profondément incarnée, humaine.

Peut-être parce qu'ici, les élans se vivent de l'intérieur: la basse Stephan MacLeod est à la fois soliste, choriste, et surtout chef. Sa direction, il l'imprime par le bas, depuis les fondations profondes et généreuses qu'offre sa tessiture. Il est à la fois guide et membre à part entière de ses musiciens. La cohésion impressionne; et le public genevois, lundi au temple de la Madeleine, se recueille.

Face à lui, une formation aux dimensions intimistes, seize officiants répartis en double arc de cercle, huit instrumentistes baroques et huit chanteurs. L'un ou l'autre fait un pas en avant, au gré des solos qu'offrent ces cantates de Telemann, Buxtehude et Bach. Mais, bien plus que la brillance des parties virtuoses (les airs de ténor et soprano de «Schmücke dich, O liebe Seele» BWV 180), c'est l'équilibre des registres qui fascine. Voix et instruments s'entrecroisent, marient leurs timbres, jusqu'au fabuleux motet funèbre «Jesu, meine Freude» BWV 227. Dans ce chef-d'œuvre à cinq voix du cantor de Leipzig, le chœur reprend ses droits, bâtissant une fugue centrale pure et élastique, pétrie d'humilité. Un programme à retrouver prochainement sur disque, puisque Gli Angeli Genève y a consacré son deuxième enregistrement, à paraître chez Sony-BMG. »

German Baroque Cantatas : Editor’s Choice [CD 1]
Gramophone, 1 novembre 2008

« All good marketing principles cast aside, Gli Angeli Genève have assembled five magnificent cantatas from contrasting 17th- and 18th-century North German Lineages. If one can barely absorb the extent of Telemann’s substantial output, the less prolific Johann Christoph Bach and Nicolaus Bruhns remind us of a refined late-17th-century expressive world in North Germany, which one wishes had lasted a little longer before the ubiquitous Italian Monopoly.

Johann Christoph Bach’s steamy lament is now a celebrated concert work for countertenors, but often clammily accompanied and over-infused with pure operatic gesture. Projection comes in many shapes and forms and the suggestive, soft-grained rhetorical inferences in the delectable dialogues between the irresistible Pascal Bertin and the rich five-part consort convey a potent message of deep, “jeremiad” sorrow.

Such refinement extends to the full-blooded Jesu, meines Lebens Leben by Buxtehude, whose radiant chaconne is effectively complemented by the jubilant roulades of Jauchzet dem Herren by the short-lived Bruhns. This is a magnificent, concentrated and virtuoso piece for solo tenor, sung here passionately by Jan Kobow.

[…] Telemann’s Funeral Cantata is perhaps the greatest surprise for its remarkably affecting text-setting, lightness of touch in its scoring and supreme attention to detail, not unlike Bach’s own Trauer Ode, in colorific approach if not idiom. It is another wonderful work and Gli Angeli’s grateful account reaches the heights in the concluding chorus (is this and the preceding soprano aria as Bachian as Telemann gets ?) with that master of the oboe, Marcel Ponseele, as beguiling as ever. »

Cantates baroques allemandes [CD 1]
Le Monde de la Musique, 31 juillet 2008

« Bach s’inscrivait de plain-pied dans la musique de son temps, comme en témoigne cette admirable anthologie, une des meilleures introductions à l’univers de la cantates baroque allemande. […] Constitué d’instrumentistes actifs dans plusieurs ensembles spécialisés, l’ensemble Gli Angeli Genève séduit par son homogénéité et sa pâte sonore onctueuse. La prise de son en magnifie la texture comme la plénitude des couleurs. Des phrasés et des tempos guidés par le sens du texte (le finale enlevé de la cantate de Bach) permettent aux chanteurs de se faire les meilleures avocats des librettistes. Fondateur de l’ensemble, la basse Stephan MacLeod se distingue par un style racé, une diction parfaite, et une voix égale. […] Johannette Zomer et Jan Kobow sont des modèles de sincérité. Et l’interprétation de la pièce funèbre de Telemann rend justice à un compositeur trop souvent raillé : schlaft wohl, ihr selige Gebeine n’est-il pas aussi beau qu’un air de Bach ? »